

Cercueil anthropoïde en bois datant de la fin de la XXVe ou du début de la XXVIe dynastie. Certaines parties du cercueil sont construites en bois recouvert de textile peint pour offrir une surface lisse et uniforme. Hautement décoré avec des hiéroglyphes et des représentations de divinités. L'intérieur du couvercle est orné d'une grande image de la déesse Nout, protectrice des défunts et déesse du ciel étoilé. Le cercueil fut initialement inscrit pour Ankhapakhered, fils de Padiese et de Tawer, comme en témoignent principalement les inscriptions à l'intérieur du cercueil. À une date inconnue, probablement durant la période ptolémaïque, le cercueil fut usurpé pour un homme appelé Djedher, un Stoliste à Akhmim, fils de Harsiese (également Stoliste à Akhmim) et d'Ibity. Les usurpations sont évidentes uniquement sur l'extérieur du couvercle. Ces titres suggèrent que le cercueil fut transféré à Akhmim pour être réutilisé.
Daté de la fin de la XXVe ou du début de la XXVIe dynastie (Basse Époque), ce cercueil anthropoïde illustre la renaissance des formes et des décors “classicisants” dans l’Égypte tardive. Sa surface en bois recouverte de textile peint reçoit un programme protecteur dense : hiéroglyphes, divinités et, à l’intérieur du couvercle, la déesse Nout, symbole de protection et de régénération. Les inscriptions internes montrent qu’il fut d’abord destiné à Ankhapakhered. À une date ultérieure — peut-être à l’époque ptolémaïque — il fut usurpé pour Djedher, stoliste à Akhmim. Cette réutilisation funéraire témoigne de la circulation des objets et de l’adaptation des équipements rituels au fil du temps.